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Historique

Il y a trois lycées portant le nom de La Martinière à Lyon. On les distingue en y accolant le nom du quartier où ils sont situés : La Martinière Terreaux, La Martinière Duchère, La Martinière Monplaisir. Depuis septembre 2006, La Martinière Terreaux s'appelle La Martinière-Diderot, le Lycée Diderot ayant été annexé à La Martinière.

Ils doivent cette homonymie à Claude Martin.Ce jeune lyonnais part au 18e siècle chercher fortune aux Indes. Il a 16 ans en 1751, quand il s'enrôle dans les troupes de la Compagnie française des Indes orientales, embarque à Lorient, et rejoint à Pondichéry l'armée du Général Dupleix. La chute de Pondichéry et le départ des troupes françaises laissent la Compagnie anglaise des Indes orientales prendre peu à peu le pouvoir des états indiens. Claude Martin rejoint leur armée. Celle-ci est envoyée combattre le Nabab de l'état d'Awad.

Claude Martin s'installe alors à Lucknow, ville située sur un affluent du Gange, à mi-chemin entre Calcutta et Delhi. Il y sera successivement géomètre topographe, directeur de l'Arsenal où l'on fabrique canons, poudre, armes à feu. Il sera également banquier, propriétaire de plusieurs palais, industriel (il améliore la fabrication des teintures indigo) commerçant. Il entretient des relations étroites avec le Nabab et sa cour, ainsi qu'avec les différents responsables de la Compagnie anglaise des Indes orientales, installée à Calcutta. A sa mort, en 1800, il est général major et possède une des plus grosses fortunes d'un européen dans les Indes. Il laisse un testament très long, précis et détaillé. Citons la phrase qui intéresse Lyon : « je donne et lègue la somme de deux cent milles sicka rupees à la Ville de Lyon.... Pour y établir une école pour instruire un certain nombre d'enfants des deux sexes. L'institution doit avoir le nom de La Martinière ».

En 1833, le Maire de Lyon préside une séance publique solennelle pour accueillir les premiers « Martins » qui franchissent la porte de l'Ecole. Elle est installée, dans les locaux d'un ancien couvent, dans le quartier des Terreaux, où était né Claude Martin en 1735. Une Martinière des filles suivra et sera inaugurée en 1907 par le Président de la République.

Dès son institution en 1832 la commission Fondation Claude Martin a géré les fonds légués par la Major Général Claude Martin, ainsi que ceux des généreux donateurs qui l'imitèrent. Elle avait pour mission l'administration totale de l'Ecole, garçons et filles. Elle établissait son propre budget et le soumettait au Conseil Municipal de la Ville de Lyon.

En 1926 La Martinière a été nationalisée et est devenue Ecole Nationale Professionnelle. Depuis cette date, la Fondation Claude Martin continue à gérer le patrimoine légué, composé principalement d'immeubles. Une partie des revenus est distribuée sous forme d'aides aux trois lycées.

A l'heure actuelle, les trois lycées La Martinière sont des lycées publics tournés essentiellement vers l'enseignement technique : bacs généraux, et technologiques, BTS, classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques, économiques, arts appliqués, avec environ 4500 élèves garçons et filles. Ils gardent des relations avec quatre collèges privés La Martinière, à Lucknow et Calcutta, pour les garçons et les filles.

La Société des Anciens Elèves de La Martinière, dont le siège se trouve 4 rue Thimonnier, Lyon 1er, dans les locaux de La Martinière-Terreaux, a été créée en 1867. L'association se subdivise en Commissions : placement, loisirs et détente, bulletin, groupes professionnels, bourses Coucheroux, et studio montagne.

L'association est composée de 800 membres. Elle ne cesse de montrer son dynamisme et sa vitalité. Son service de placement, ses visites d'usines, ses sorties champignons, kayak, boules, théâtre, son concert annuel organisé par la chorale, ses mâchons et banquets sont autant d'occasions de resserrer les liens d'amitié noués sur les bancs de notre vieille école.

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié le 14 novembre 2006 à 12:31:38 dans Qui sommes nous? | Commentaires (0) |

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